HAPPENING DU 25 FEVRIER 2017- NON A L’EXPLOITATION DES ANIMAUX AU CIRQUE ZAVATTA

AUX ABORDS DU SUPERMARCHE CORA A ANDELNANS (90) Le samedi 25 février 2017, vingt et un militants venus des quatre départements de Franche-Comté, se sont retrouvés devant le parking du magasin Cora d’Andelnans qui accueille le cirque Achille Zavatta Fils, du 22 au 26 février 2017, afin de dénoncer l’exploitation des animaux détenus dans cette structure itinérante.

Les services de sécurité du magasin ainsi que le directeur du cirque, nous attendaient sur place afin de nous rappeler qu’il nous était interdit de pénétrer sur le parking considéré comme un lieu privé, précautions inutiles de leur part, puisque naturellement nous connaissions nos obligations.

Nous avions pris le soin, par ailleurs et par courtoisie, de prévenir le directeur de Cora quelques jours auparavant de notre événement en l’assurant qu’il n’y aurait aucun incident.

Nous nous sommes installés autour des ronds points et sur le trottoir le long de la route qui mène au centre commercial.

Bien qu’éloignés du cirque et des spectateurs, notre action a connu un impact certain auprès de la population et beaucoup nous ont félicités et encouragés. Il y avait foule, en effet, en ce samedi après-midi ensoleillé et les automobilistes venus faire leurs courses ne pouvaient éviter de passer devant nos panneaux. Des personnes sont venues spontanément à notre rencontre pour signer la pétition destinée au maire d’Andelnans lui demandant d’interdire la présence de cirques avec animaux dans sa commune. D’autres se sont renseignées pour adhérer à l’association, une dame nous a offert trois tablettes de chocolat noir issu du commerce équitable, que les militants ont dégusté avec plaisir.

Parmi nous, Manon, jeune militante de 7 ans, accompagnait sa maman pour exprimer son indignation d’enfant face à l’esclavage des animaux détenus pour amuser des spectateurs, contraints à s’exhiber dans des numéros contre nature et à supporter la souffrance liée à des conditions de vie inadaptées.

Il est à noter que l’exploitation des animaux à des fins commerciales est double puisqu’elle concerne à la fois ceux qui les utilisent, à savoir le cirque Zavatta, et ceux qui les accueillent moyennant une contrepartie financière, à savoir le magasin Cora.

Même si nous avons observé que les animaux étaient bien entretenus et semblaient bien nourris, nous n’avons pas la certitude que l’établissement entrepreneur de spectacles, détient tous les certificats de capacité obligatoires. Même si les fauves ont un espace de détente installé à côté de leur cage de transport, nous n’avons aucune certitude qu’ils sont conduits dans cet enclos pour pouvoir se dégourdir les pattes. Nous avons remarqué qu’un lama était attaché à la barrière de l’enclos réservé aux animaux de son espèce, avec une corde très courte qui ne lui donnait aucune possibilité de bouger et qui le contraignait à rester debout, tête levée.

Quelle explication le cirque peut-il donner à ce traitement ? Les circassiens argueront toujours du fait que les animaux nés en captivité ne peuvent pas retourner dans leur milieu naturel. Ils affirment aimer leurs animaux. Nous ne doutons pas que certains aiment leurs animaux.

Est-ce une raison pour les exploiter et leur imposer un emprisonnement quotidien dans des cages et de les bringuebaler d’un lieu à l’autre, sans répit ? J

’adresse mes remerciements et mes félicitations à tous les militants pour leur implication dans cette action, certains se sont déplacés de loin.

Un grand merci également à Henri notre photographe, pour son superbe album.

Chantal GIROT Présidente de Défense Animale Belfort – D.A.B.