Non aux cirques avec animaux!

Défense animale BELFORT organisait le 26 septembre 2020 un rendez-vous contre la présence du cirque ZAVATTA et pour dire NON aux cirques avec animaux devant le parc des expositions à ANDELNANS (90)

Je remercie et félicite les militants présents à cette action qui s’est déroulée dans des conditions difficiles, certains d’entre eux s’étant déplacés du Jura et du Doubs

Chantal GIROT

Présidente de Défense Animale Belfort – D.A.B.

COMPTE RENDU DE L’ACTION ORGANISEE PAR DEFENSE ANIMALE BELFORT – D.A.B. le samedi 26 septembre 2020 de 15 h 30 à 18 h CONTRE LA PRESENCE DU CIRQUE ZAVATTA A ANDELNANS (90)

Pluie battante. Temps de novembre. Photos troubles, dignes d’un polar sur fond d’enquête
animalière, avec pour personnages principaux, des animaux esclaves et des saltimbanques peu scrupuleux. Voilà la trame.


Venons- en à l’intrigue :
Huit militants présents pour protester contre la venue du cirque Zavatta fils, au parc des
expositions d’Andelnans dans le Territoire de Belfort..


Pourquoi ?


Parce que ces entrepreneurs de spectacles exploitent des animaux à des fins commerciales, contraints de présenter à un public ignorant leurs conditions de détention dans la souffrance, des numéros contre nature.


Nous sommes sur le trottoir, devant l’entrée de l’AtraXion, c’est-à-dire sur la voie publique.
Je précise qu’aucun emplacement ne nous a été imposé pour notre manifestation, qu’il
s’agisse de la Préfecture, de la mairie d’Andelnans ou de la direction de cet établissement
accueillant le cirque.


Dehors, il n’y a pas âme qui vive, à l’exception de notre groupe de militants.
Nous commençons à nous organiser cherchant la meilleure façon de nous placer pour attirer l’attention des spectateurs à leur sortie.


A peine la banderole de DEFENSE ANIMALE BELFORT est-elle déployée par deux
militants, que le directeur du cirque accompagné de sa famille, déboule comme une furie et
bouscule les militants qui se trouvaient de dos, frappant également de dos, une jeune
manifestante à proximité.


C’est alors que la rage des gens du cirque se déchaîne contre nous : coups, insultes, affiches déchirées, badges arrachés, téléphones portables arrachés et jetés au sol, vêtements déchirés, menaces, intimidation.


Le directeur du cirque, nous intime l’ordre de dégager et d’aller en face sans quoi il nous
envoie ses sbires pour nous massacrer, ou promet de nous écraser avec son camion qu’il met en marche, musique à fond, disposé à nous foncer dessus.


J’appelle les secours, les forces de police tardent à arriver alors voyant que les menaces
montent d’un cran, je rappelle en insistant sur l’urgence.
Deux policiers en civil arrivent tout d’abord, suivis par d’autres. Ils parviennent à rétablir
l’ordre et calmer les saltimbanques.


Nous nous sommes installés sur le trottoir d’en face, pour finalement obtenir une meilleure
visibilité. Ces gens nous ont, sans le vouloir, rendu service en nous expédiant de l’autre côté.
Nous avons perturbé, voire interrompu leur spectacle en cours, puisque certains d’entre eux sont sortis pour nous molester.

La pluie a rendu notre organisation difficile. Notre matériel était trempé et pour la plupart des affiches, inutilisables . Impossible de distribuer des tracts, impossible de dialoguer avec une population piétonne fantôme.


Seuls certains automobilistes ont klaxonné et ont levé leur pouce pour nous encourager,
derrière leurs vitres, bien fermées.
A la sortie du premier spectacle, les gens couraient à leur voiture sans sourciller, indifférents à notre présence. Malgré tout, une ou deux réflexions fusent : « vous faites chier tout le monde.» , ou « faites la même chose avec les zoos ». Oui madame nous nous y employons.


Des enfants héberlués fixent nos pancartes dégoulinantes de pluie, sans comprendre .
Les animaux étaient au sec pendant que nous étions sous cette pluie battante, comme les «
Zavatta » se sont plu à nous le faire remarquer, lorsque nous repartions vers nos véhicules,
sous leur attentive surveillance. Nous nous sommes alors interrogés sur les traitements qui
leur sont réservés, dès lors que les malheureux animaux se retrouvent face à leurs geôliers,
sans témoins, loin de l’hypocrite spectacle à flonflons.


Il y a deux ans, les mêmes Zavatta étaient installés sur le parking du magasin Cora à
Andelnans. Ils nous avaient déjà menacés mais nous avions pu calmer les esprits et dialoguer en évitant l’échaufourée .


De plus en plus de monde considère que les animaux n’ont pas leur place dans les cirques, les actions se multiplient pour faire interdire cette exploitation scandaleuse et les Zavatta et autres esclavagistes sont aux abois.


Nous sommes les méchants animalistes, ceux qui empêchent de travailler les honnêtes gens disent-ils.
Mais non mesdames et messieurs, nous demandons juste que les cirques fonctionnent avec des artistes humains, des artistes qui ont choisi d’exercer un métier qui leur plaît, libres
d’exercer leur art, libres d’exercer leur passion.


Je voudrais m’adresser aux artistes qui travaillent dans ce cirque comme dans tous les cirques exploitant des animaux :


Nous nous battons pour une évolution, battez-vous à nos côtés.
Les vrais artistes de cirque, dignes descendants de la Commedia dell’arte, sont des jongleurs, des acrobates, des trapézistes, des clowns… Tout ce qui fait la beauté et la poésie des arts du cirque, réside aussi dans la musique, le théâtre et la danse, loin de la violence et de la soumission imposée à des êtres innocents.


Je remercie et félicite les militants présents à cette action qui s’est déroulée dans des
conditions difficiles, certains d’entre eux s’étant déplacés du Jura et du Doubs.

Chantal GIROT
Présidente de Défense Animale Belfort – D.A.B.

TEMOIGNAGE DE VALERIE BARTOD-MALAT

Nous venions à peine d’arriver sur les lieux et discutions de la place qui serait occupée par
chaque participant, quand, sorti de nulle part, est arrivée une espèce de « Monsieur Loyal »
qui a tout de suite poussé en avant, violemment, une jeune militante dans le dos. Puis a essayé de faire de même avec les autres qui se présentaient de dos.
Nous avons tous été surpris par cette attaque inattendue, même pas de front, comme des
lâches.
Avec lui est arrivé un homme très baraqué, pour le soutenir je pense et pour en imposer, mais moins agressif que le premier. Ils ont essayé de nous repousser. Le premier homme hurlait de dégager, que nous n’avions pas le droit d’être ici, que nous ne devions pas nous installer à moins de 150m du cirque, que c’était la loi. Il était très agressif et virulent et poussait tout le
monde vers la route. A ce moment est intervenu un militant pour faire barrage et essayer, je
pense de tenir tête à cet homme. Celui-ci lui a arraché la banderole DAB des mains pour la
jeter à terre. J’ai essayé de la récupérer, elle a coûté assez cher à l’association pour qu’elle soit abîmée par ces gens.
Une personne qui a filmé la scène, s’est vue agressée par une femme qui a fait voler son
téléphone à terre qui s’est ouvert (cassé ?) sous le choc.
J’avais une affiche accrochée autour du cou avec une ficelle, une femme (je ne sais pas si
c’est la même) joignant le geste aux propos insultants, me l’a arrachée violemment, de même que le sac, avec les affiches, que je tenais à la main. Cela été si brutal que le sac s’est déchiré, est tombé par terre, ainsi qu’un bon nombre de ces affiches. Pendant ce temps le Mr Loyal continuait de vociférer les mêmes choses et a menacé de nous déloger avec son camion.
Chose qu’il a mise à exécution. Il a empoigné le papa d’une militante, qui ne voulait pas
reculer, et était certainement prêt à le faire tomber.
Des policiers en civil sont arrivés. Ils ont discuté avec les gens du cirque derrière la
camionnette. La 2e personne arrivée sur les lieux est venue vers nous et nous a dit de nous
placer sur le trottoir en face, qu’il fallait éviter que la situation dégénère et que nous devions le faire pour ne pas envenimer les choses. Je me suis énervée car ce sont eux qui nous ont agressés et c’est nous qui devions « mettre de l’eau dans notre vin ». Il m’a redit que c’était pour éviter une situation qui aller devenir critique dans le cas contraire. Puis nous sommes allés nous installer en face. Ils ont mis la musique dans leur petit camion à fond dans le haut parleur et vanté le cirque « avec animaux » au micro pour nous narguer.

TEMOIGNAGE D’ELODIE BELEY

Manifestation anti cirque (vu de ce que j’ ai vécu) je voulais prendre des photos pendant qu’
on commençait à voir comment on allait s installer, quand j’ ai vu un genre de Mr loyal ( comme on les appelle) arriver comme une furie en criant. Je n’ ai pas eu le temps de réagir qu’ il était déjà en train de bousculer une participante de la manifestation et à vouloir arracher les affiches que nous avions avec nous en nous menaçant de prendre une correction dès que son fils serait là. Le fils est arrivé avec une dame (blonde décoloré) qui de la même manière que monsieur, est passée derrière moi pour m’arracher mon téléphone des mains comme une lâche ! J’ ai dû lui courir après pour le récupérer. Pendant que j’ essayais de le reprendre elle et une dame brune m’ ont arraché l affiche que j’ avais accrochée autour du cou et mon badge pour les détruire, avec beaucoup de satisfactions ! Elle avait mon téléphone dans son dos, elle me menaçait de le détruire si j’ effaçais pas la vidéo que je venais de prendre, j ai réussi à lui arracher des mains et à le mettre dans ma poche. En me tenant le bras, elle a continué à me menacer mais cette fois de me casser le bras si je n’ effaçais toujours pas la vidéo. Elle a fini par me lâcher d’ elle même. Pour retourner faire une autre victime ! Violence, injures, intimidations, menaces … Voilà ce qu’ il s’ est passé ! Honnêtement, sans l’ intervention des forces de l’ordre, ils auraient sûrement mis à exécution leurs menaces de nous rouler dessus avec leur camion.

TEMOIGNAGE D’AURORE CARDOT

Samedi 26 septembre 2020,
Nous nous retrouvions à 15h30 représentant l’association DAB pour porter un message devant le cirque Zavatta à Andelnans (90).
Notre but : faire germer l’idée que peut-être, derrière les paillettes, les animaux des cirques
étaient en détresse.
Nos banderoles, nos affiches dans les mains, sans un mot, nous nous mettons en place sur le trottoir, face à la route.
Je n’ai pas vu, mes amis non plus. Nous n’en avons pas eu le temps.
Ils sont arrivés derrière nous.
** J’ai vu l’une d’entre nous trébucher.
Je me retourne et j’assiste à ce spectacle sans comprendre ce qui arrive.
Mes amis sont poussés avec force, on leur arrache leurs pancartes.
Je ne comprends pas ce qui est entrain de se passer mais avant même que je réalise,
on me tire en arrière, me prenant par l’épaule. Je me retrouve face à cette femme qui me
menace de nous écraser avec le camion si nous ne dégageons pas.
Elle m’arrache mon badge et le jette à terre. En fait de même avec les autres, arrachant pour certains nos blousons.
Elle ne cesse de me répéter que si nous ne partons pas, elle promet d’aller chercher le camion pour nous rouler dessus.
Je suis spectatrice de tout ce qui arrive. Ils sont partout.
Ca hurle et je ne comprends pas. C’est arrivé tellement vite !
Je ne sais plus où donner de la tête. Je ne veux pas que ça aille plus loin, ça a été déjà
beaucoup trop loin. Notre action était pacifiste.
Mais le ton continue à monter. J’ai le temps de reprendre mes esprits.
Une amie filmait ce qui se passait. Prouvant au passage notre bonne foi et prouvant aussi la
méchanceté, la force de leur propos et de leurs actes. Ce téléphone lui a été pris des mains
avec autant de violence que nos panneaux qui nous avaient été arrachés.
Je reste calme. Je sens l’angoisse naître à l’intérieur de moi.
** Ca prend de l’ampleur. Je m’interpose. Je veux leur montrer que nous, que moi, je ne suis
pas là pour ça. Je m’adresse à celui que je suppose être le représentant. Il est le plus âgé. C’est sans aucun doute pour moi, « le chef ». Je lui explique le plus calmement du monde, malgré les cris et la violence dont nous sommes la cible, que c’est inutile, que ce n’est pas ce que l’on cherche. Je lui explique que cette violence n’est pas nécessaire. Je le laisse parler, je ne recherche pas le conflit.
Il m’a alors regardé droit dans les yeux et m’a dit ces mots que je n’oublierai jamais: « si tu ne
dégages pas, je vais te corriger. »
Je suis restée figée, sans voix.
Il s’est alors rapproché de moi pour que je sente son souffle et toujours son regard dans le
mien a hurlé : « si tu ne dégages pas, je vais te corriger ! Tu entends, je vais te corriger ! » Il
répétait ces mots encore et encore. Assez pour que ça ne provoque plus en moi ce qui
m’oppressait jusque-là.
** Mon amie avait récupéré son téléphone. Je comprends que je n’obtiendrai rien malgré mon calme. Je prends discrètement le téléphone et laisse mes compagnons se faire malmener pour le mettre en lieu sûr. La vidéo n’a peut-être pas été effacée.
Je reviens et je le vois arriver, le camion.
Il avance, toujours plus près, menaçant d’écraser l’un d’entre nous. Je suis juste derrière la
personne qui est prise pour cible, prête à le tirer violemment vers l’arrière s’il le faut… mon
papa.
** Les forces de l’ordre sont arrivées. La présidente de DAB les avait appelées.
Ils ont été repoussés.
Un policier nous a expliqué que nous avions le droit d’être là, sur ce trottoir et qu’ils avaient
vu que nous n’avions rien fait. Mais pour essayer de calmer un peu cette tension énorme, il
nous proposait d’aller sur le trottoir d’en face.
Quelle injustice !
Nous étions dans notre droit, nous n’avions rien fait de mal, nous nous avions été malmenés et c’était à nous d’aller sur le trottoir d’en face.
Nous l’avons fait, prouvant notre bonne foi, mettant en avant la raison pour laquelle nous
étions là. Mais les dents serrées.
Le calme était revenu mais les forces de l’ordre étaient toujours avec les circassiens.
Si de notre côté, en quelques mots nous avions suivis les consignes, ça semblait plus long de l’autre côté.
Plus tard, on est venu nous demander de bien rester là, malgré le droit que nous avions d’être sur le trottoir d’en face.
On nous a expliqué que leur rôle était que tout se passe pour le mieux pour tout le monde.
Que si nous, nous étions à l’écoute et prêt à faire des sacrifices, ça semblait plus compliqué du côté des circassiens.
** Si jusque là, j’avais pu avoir un éventuel doute sur le cirque Zavatta, avec tant de violence,
je ne pouvais plus en avoir. Et c’est d’autant plus convaincue que sous la pluie et dans le froid je tenais fermement ma banderole, la tête droite.
** Arrivée à la maison, je cherche le réconfort sous la douche.
De longues minutes se passent sans que je puisse bouger, sans que je puisse exprimer la moindre émotion. L’eau continue de couler sur mon corps, sur mon épaule meurtrie.
Ce regard plein de haine, ses mots qui résonnent toujours dans ma tête « je vais te corriger, je vais te corriger. »
Qui emploie encore ces termes ?
La première pensée que j’ai eue est pour un enfant qu’on aurait déculotté et corrigé à coups de ceinturon à une époque maintenant lointaine.
Ca lui semblait pourtant être un langage tellement normal.
Et puis, je me suis rappelée qu’il vivait dans un cirque.
Un cirque où on n’éduque pas, un cirque où l’on corrige !

Si vous avez voulu me corriger devant témoin, si vous avez fait front face aux forces de
l’ordre, je n’ose même pas imaginer ce que vous faites aux animaux à l’abri des regards !
== > Les gens ne savent pas la réalité, mais je vais leur dire la vérité !
Je vais leur dire que vous êtes un cirque où on n’éduque pas, que vous êtes un cirque où l’on
corrige…Le cirque Zavatta.

TEMOIGNAGE DE CHRISTIAN C.

Le samedi 26 septembre, j’ai participé à une manifestation organisée par défense animale
Belfort. Une action calme contre la maltraitance animale.
Après avoir pris pancartes et mis mon badge DAB, je me suis mis sur le trottoir pour les
montrer.
Mais une personne du cirque est venue par derrière et m’a bousculé violemment. Il m’a
ensuite menacé de m’écraser avec leur camion. Il voulait me corriger pour employer ses mots.
Puisque je ne bougeais pas, il est allé chercher le camion et a avancé dans ma direction,
toujours plus près, manquant de me rouler sur le pied, me bousculant avec l’aile du camion.
Une femme était déjà venue par derrière, m’avait arraché ma pancarte et le badge, déchirant mon blouson. Elle répétait qu’elle voulait nous écraser.
Une personne de la police est venue discuter avec nous et nous demander de nous mettre sur le trottoir d’en face pour calmer les tensions.
La police aurait aussi été discuter avec eux.
Nous avons pu continuer notre action dans le calme, avec nos pancartes abimées par ce qui
venait de se passer, sur le trottoir d’en face, comme on nous l’avait demandé.
Nous avons pu continuer notre action dans le calme, avec nos pancartes abimées par ce qui
venait de se passer, sur le trottoir d’en face, comme on nous l’avait demandé.

TEMOIGNAGE DE MELISSA CORTAZA

Ma première question en arrivant sur les lieux, étant sous une pluie gelée, était : Ces pauvres animaux qui d’ordinaire vivent dans des pays chauds, comment font ils pour supporter ce froid? Moi-même du sud-est de la France, j’étais déjà gelée à peine sortie de la voiture !
Nous étions en train de sortir les pancartes pour notre actions pacifiste, nous étions entrain de nous organiser pour notre emplacement, lorsque je me suis fait bousculer par l’arrière par un homme faisant trois têtes de plus que moi et un bon nombre de kilos en plus.
J’ai vu un de nos manifestants presque à terre. Lui aussi ayant était poussé violemment sans vraiment savoir d’où cela venait.
Les circassiens on commencé à nous menacer, ont continué à nous pousser.
L’une des manifestante s’est vu se faire voler son portable par une dame virulente, qui par la
suite l’a menacée de lui péter le bras si elle n’effaçait pas la vidéo montrant leur violence.
Pendant ce temps l’homme m’ayant poussée me disait qu’il allait me « corriger ».
Par la suite j’ai commencé à filmer pour ne pas perdre une miette de leur violence à notre
encontre. Alors que j’entendais l’homme le plus violent dire à l’un d’entre nous qu’il devait être « corrigé » lui aussi, je n’ai rien vu venir, seule me reste la vision de mon téléphone volant sur deux mètres, la coque de celui-ci éjectée par le choc au sol. La même femme qui a volé le téléphone de l’autre manifestante a délibérément mis une grande claque dans mon
smartphone.
Mon téléphone n’a pas apprécié et les dégâts sont bien visibles.
La violence de ces personnes et leur propos annonçant qu’ils étaient prêts à prendre le camion pour nous rouler dessus en insistant bien sur le fait qu’ils allaient nous « écraser », m’ont mis dans tout mes états. Je tremblais comme une feuille.
Heureusement la police est arrivée pour calmer ces personnes qui avaient déjà mis le moteur de leur camionnette en route et avaient commencé à avancer vers nous. Le dernier de mes souvenir étant l’un des manifestants contre la roue de la camionnette qui continuait à avancer, musique aux haut-parleurs à fond.
Pour finir notre action c’est un enfant de moins de 15 ans de la famille de ces circadiens qui
nous a provoqué… Provocations aux quelles nous avons jugé inutile de répondre.
En repartant, l’une des manifestantes et moi avons fait un tour de la zone commerciale à pieds pour ne pas être vues avec nos voitures personnelles (assez reconnaissables) en repartant.
Même si je n’ai pas été blessée, le retour a la maison après cet après-midi violent et
accompagné d’une pluie glaciale a été dur. La faim ne venant pas, les images tournant dans
ma tête, je redécouvre les images des vidéos que j’ai pris sur place. Je découvre des dégâts sur mon téléphone que dans la panique et sous la pluie je n’avais pas vus. Je me rends compte que j’ai la vidéo de l’odieuse femme en train de donner un coup dans mon téléphone. Je me dis que cela servira peut-être pour ma plainte.
Lorsque je vois le comportement de ces gens qui se croient au dessus de tout et qui ont un
comportement aussi odieux avec des humains, je n’imagine même pas ce qu’ils doivent faire subir a leurs animaux pour se faire obéir. >>