L’ANIMAL ET L’ENFANT

Pendant l’été, Célimène et Jules seront mes assistants pour sensibiliser les enfants au respect de l’animal.

Au mois de juillet ce sera au Centre Culturel de Chèvremont que j’interviendrai.

Les enfants du centre ont choisi notre association parce que nous protégeons les animaux et que nous allons en justice pour défendre leurs droits.

Nous avons élaboré un projet pédagogique pour expliquer aux enfants les besoins fondamentaux de l’animal de compagnie, membre de la famille à part entière, les conséquences de l’abandon des chiens et des chats, l’obligation de faire identifier son animal, et la nécessité de la stérilisation. Nous aborderons également la souffrance liée à la maltraitance.

Lundi, j’ai présenté l’association à une dizaine d’enfants captivés par nos activités.Une fillette de 9 ans déjà très investie dans la cause animale me disait que les humains ont tendance à se sentir supérieurs aux animaux . Pour elle, « c’est une erreur, car souvent les animaux nous donnent de grandes leçons de vie ». Jugement très éclairé de cette enfant, que je ne peux qu’approuver.

Autour de quelques articles de loi, les enfants découvriront le code de l’animal dans les prochaines séances.

Nos enfants ont un rôle important à jouer dans la protection des animaux et l’évolution de leurs conditions de vie.

Chantal GIROT

L’EUTHANASIE DES ANIMAUX DE COMPAGNIE: LE RESPECT DE L’ÉTHIQUE ET DES SENTIMENTS

Dr Brigitte Leblanc, vétérinaire

L’euthanasie, la « bonne mort » des philosophes de la Grèce Antique, est un sujet conflictuel dans nos sociétés occidentales : en médecine humaine, elle est interdite en France et pourtant demandée instamment dans certains cas difficiles et douloureux. En médecine vétérinaire, elle est notre quotidien mais là également et avec raison, des questions d’éthique se posent de plus en plus fréquemment. Dans un premier temps, comment la définir? L’Ordre des vétérinaires a proposé cette définition : « acte vétérinaire consistant à provoquer la mort d’un animal par voie parentérale en entraînant une perte de conscience rapide et irréversible garantissant un minimum de douleur et de détresse, réalisé conformément aux bonnes pratiques professionnelles. Le vétérinaire procède à l’euthanasie animale après avoir évalué sa nécessité et obtenu le consentement éclairé du détenteur ». Qu’en retenir ? Qu’il s’agit d’une anesthésie poussée, indolore, qu’il faut en évaluer la nécessité et obtenir le consentement du propriétaire. Elle se distingue donc de l’abattage et de la mise en mort (animaux de rente, corrida, expérimentation…) par la condition de nécessité. Mais est-elle toujours pour autant réalisée pour le bien de l’animal ?

Heureusement, la grande majorité des euthanasies se pratique avec le plein accord des trois parties, si on peut le présenter ainsi : autant le propriétaire que le vétérinaire sont conscients de la difficulté qu’a l’animal à vivre dans son état. Ceci suppose bien sûr une bonne connaissance de l’animal en général mais aussi en tant qu’individu, d’où l’importance de la communication verbale ou non entre les trois parties : l’animal, son propriétaire, et son soignant. Dans ce cas, il faut essayer de faire en sorte que l’animal ne se rende compte de rien et qu’il parte en confiance, sans souffrance ni stress. Parfois cependant, vétérinaire et propriétaire ne s’accordent pas, notamment pour ce que le praticien va considérer comme de l’acharnement thérapeutique. Il se s’agit pas de maltraitance, des soins sont donnés mais uniquement palliatifs. Le propriétaire est le décideur final car il ne faut pas oublier que l’animal est encore soumis au régime des biens. Les possibilités thérapeutiques permettent à présent de soigner mieux, longtemps, parfois trop longtemps. Les personnes parfois aspirent à la mort naturelle de leur animal, chez eux, mais cette mort est souvent idéalisée: la mort dans la nature est violente et cruelle, mais dans nos maisons les animaux peuvent souffrir de trop attendre.

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LES CHATONS ORPHELINS

Dr Brigitte LEBLANC, vétérinaire

Nombreux sont les chatons retrouvés dans un carton, une poubelle, les yeux ouverts ou non, malades ou non. Comme tout un chacun (de normalement constitué), nous voulons les aider, les soigner. Nous respectons la vie, mais respecter la vie signifie parfois aussi savoir quand on ne parviendra pas à la garder avec respect et équilibre.

En effet, s’occuper de chatons orphelins, c’est bien sûr les nourrir jusqu’au sevrage, c’est parfois compliqué et prenant mais en réalité il s’agit de la partie la plus simple. Car pendant ses premières semaines, le chaton apprend surtout qui il est : quelle est son espèce, qui sont ses proches, quelles sont les espèces amies ou ennemies. Il apprend à bien se comporter : à être chat, les codes, le langage, il apprend surtout les auto-contrôles.

En effet, les mamans chattes qui « giflent » leurs chatons, qui leur labourent le ventre quand ils vont trop loin, ne le font pas par méchanceté, elles inculquent à leurs enfants le contrôle de leurs morsures et de leurs griffures, et ce jusqu’à 8 à 10 semaines d’âge. C’est grâce à ce travail que les chatons deviennent les compagnons agréables que nous apprécions.

Mais pour le chaton orphelin, qui peut se substituer à la maman chatte ? Nous ne pouvons, malgré notre bonne volonté, être aussi compétents qu’elle. Elever un chaton orphelin nécessite donc qu’il soit en contact quotidien avec d’autres chats, femelles ou mâles castrés, qui lui apprendront les codes, le langage, et les auto-contrôles indispensables à sa vie future, si nous la voulons équilibrée et heureuse.

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Affaire Kurt ZOUMA

A l’instar d’un certain nombre d’ associations, DEFENSE ANIMALE BELFORT, dépose plainte contre Kurt Zouma pour acte de cruauté envers un animal domestique sur la base de la réglementation nationale.

Ce footballeur qui par sa fonction représente les valeurs de la France et un modèle aux yeux de la jeunesse sportive, doit être jugé et condamné.

La loi du 30 novembre 2021 qui renforce la lutte contre la maltraitance animale sanctionne de 3 ans de prison ferme et 45 000 euros d’amende les délits prévus à l’article 521-1du code pénal et prévoit la protection des enfants de la violence exercée sur les animaux.